LA VILLE RAYEE, SOSHI MATSUNOBE, LG WILLIAMS/ESTATE OF LG WILLIAMS, BESTUE-VIVES, ANDRE GUEDES, JORGE PEDRO NUNEZ, AT ARCO, MADRID, A PROJECT WITH GALERIE CREVECOEUR

02.15-19/12

 

LA VILLE RAYEE, SOSHI MATSUNOBE, LG WILLIAMS/ESTATE OF LG WILLIAMS,

BESTUE-VIVES, ANDRE GUEDES, JORGE PEDRO NUNEZ

A TRANSCONTINENTAL PROJECT WITH GALERIE CREVECOEUR (PARIS)

 

ARCO MADRID / OPENING SECTION CURATED BY MANUEL SEGADE

STAND 10F11

 

MORGANE TSCHIEMBER, “SPACE ODDITY”, CAC PASSAGES, TROYES, FRANCE

01.26-03.16/12

 

“The waves reflected successively at the front and back surfaces add incoherently instead of coherently. The resultant is the sum of the various intensities instead of the vector sum of the amplitudes. It can be
shown that incoherent addition yields the same result as the averaging of the coherent result over any moderate geometrical area wavelength interval or range of angles of incidence, such that an appreciable
number of fringes are included in the interval. Waves are reflected successively at the front and rear surfaces.”

The powerful tension between architecture and object, object and subject, physics and physicality, reveals something dangerously at stake in Tschiember’s work. Something about physical attraction, something magnetic, sensual and sexual, suavity and raw seduction, instincts and pulsions. Tschiember’s pieces may appear as formalist post-pop comments, but in fact their shiny surfaces reflect images which the artist manipulate, break, disrupt, destroy and reset to play alongside deceptive schemes and structures, with something metaphysical indeed.

“Space Oddity” is the first of four personal exhibitions of Morgane Tschiember in 2012, successively at CRAC (Sète), Fondation d’entreprise Ricard (Paris) and at galerie Loevenbruck (Paris).
Morgane Tschiember (France, 1976) lives and works in Paris. She received the Paul Ricard Prize in 2002.

A project produced and curated by Super Window Project
Thanks to the DRAC Ile-de France, the CAC Le Pavé dans la mare (Besançon), and Mignotgraphie.

 

 

CLGB, AN EXHIBITION WITH JULIEN CARREYN, MATALI CRASSET, THOMAS DEMAND, ARTUS DE LAVILLEON, BOUKE DE VRIES, ITEM IDEM, ERWAN FROTIN, GEORGES JOUVE, JOHN GIBSON, ISABELLE GIOVACCHINI, STEPHANE GUENIER, LA VILLE RAYEE, MATHIEU MERCIER, SANDRINE PELLETIER, EMMANUEL REGENT, IDA TURSIC & WILFRIED MILLE, JEAN-LUC VERNA, AT ART & RAPY, MONACO

 

De l’hétérogène (ou pas)

Jean-Claude Lebensztejn, historien de l’art et poète, écrit : « Le récit se présente comme une combinatoire nouvelle d’éléments épars, la mise en forme d’idées chaotiques, galvanisées par un rêve. »

Une exposition est une occasion de récit. Il s’agit de dire avec des œuvres, qui sont autant des mots, des idées, que des objets. Il s’agit (le plus souvent) d’écrire avec des objets dans un lieu. Un lieu qui a toujours une histoire propre, une géométrie spécifique, une respiration, une lumière. Un lieu qui est la conséquence d’un assemblage d’éléments architecturaux – murs, poutres, ouvertures – et d’une volonté sociale, politique, d’une politesse mondaine. Un lieu qui s’inscrit dans la Ville, une géographie, un flux. Ici, ce sera Monaco.

Ecrire une exposition c’est l’occasion d’élaborer une théorie. Mettre en œuvre le récit, échafauder. Définir une forme, une structure,  une arborescence, le résultat d’une vision, d’une projection mentale. Une fabrication. L’expression d’une personnalité (ou de personnalités) certainement. La possibilité d’assembler des éléments hétéroclites, voire disparates. Créer un ensemble hétérogène (ou pas). Qu’est ce qui peut bien lier Bouke de Vries, Thomas Demand, Sandrine Pelletier, Mathieu Mercier, Erwan Frotin, Stéphane Guénier, Georges Jouve, Matali Crasset, Julien Carreyn, John Gibson, Isabelle Giovacchini, La Ville Rayée, Artus de Lavilléon, Item Idem, Emmanuel Régent, Jean-Luc Verna, Ida Tursic & Wilfried Mille ?

Une exposition est une expérience dans un cadre contextuel donné et/ou créé. Un point de départ et la source de questionnements plus que la formulation d’une réponse nécessaire et catégorique. Que se passe-t-il ? Qu’est ce que c’est ? Pourquoi ? Un protocole qui permet la mise en présence de singularités. Pas une proposition, mais bel et bien l’occasion de récit. La mise en évidence de rencontres, et de chances. Le moment de (se) poser encore et encore la question du choix. Du choix des artistes, au choix des œuvres, au choix de l’accrochage. Ou pas, ou plus, ou autrement.

Plus qu’une justesse, il s’agit pour moi de trouver un ton. Le ton (in)opportun pour provoquer des tensions, des accidents, de jouer avec les juxtaposions, les contradictions, les analogies, les superpositions, les polarités, les proximités, et de créer de la porosité. La porosité des idées. L’alchimie de la cohérence discursive réside plus dans le glissement, la digression, la dérive, et le goût pour le vagabondage et la surprise, là où le doute, l’entre-deux sont permis. Quelque chose de l’ordre du polyèdre, du nuancier, ou encore de l’idée de la forêt. Chercher.

Baron Osuna
Super Window Project, Kyoto, Novembre 2011